La Compagnie

En 1992 le Centre de Beaulieu passe commande du "Temps des cerises", parcours poétique qui investit tout son espace.


En 1993 elle crée sa compagnie "Les Clandestins" et s'implante volontairement à Poitiers, c'est le début du compagnonnage avec le Centre de Beaulieu et le Théâtre- Scène Nationale de Poitiers.

"Insomnie" sera la 1ère création, puis s'enchaîneront "Pour une alouette" (1994), "Résistance" (1994), "Je... témoigne mon amour" (1994), "La Colline des Utopies" (1996), "Estrella" (1997), "Les Hommes en colère" (1999) "Parlez moi d'amour ?" et "Champs d'amour" (2000/01), "Anna" (2002), "Ca coûte combien un ange ?" (2002/03), "La Diagonale du loup" (2003/04), "Pour une alouette" (2004), "Y yo" (2005), "Les Délices" (2006), "Les Chambres" (2006), "Un Amour Eternel" (2007), "Ophélie" (2007), "Les Anamorphoses" (2007), et "Les princesses" en 2008, "L'Une l'Autre" en 2009 co-crée avec Jacques Patarozzi,"L'Armoire" en 2010 reprise en 2012, "Les Noces" en 2011, "Dansons Jardin" création 2012, "Femmes de sang", projet 2012/2013.

Elle co-réalise en 2011,2012,2013 le projet "Stationnement(s) Autorisé(s)".

Enfin la compagnie renforce son ancrage dans la région Poitou-Charents avec la mise en oeuvre d'une résidence en Pays Montmorillonnais (2004/2010), reconduite sur l'ensemble du Poitou Charentes de 2011 à 2013.

 Odile AZAGURY a été pendant 8 ans  artiste en résidence à la Scène Nationale de Poitiers, en compagnonnage avec le centre Culturel de Beaulieu à Poitiers.
En 2012, elle est interprète dans "La Jeune Fille et la Mort", chorégraphie de Thomas Lebrun.

"Toute ma démarche artistique et pédagogique est fondée sur des éléments qui résultent d’un travail d’improvisation proposé aux danseurs. Elle agit comme un révélateur.
Le corps du danseur a cette prodigieuse faculté à produire du sens. La question n’est pas de dire s’il est un bon ou un mauvais danseur, la question est qu’à travers sa corporalité, il accepte de dévoiler l’incroyable aventure de la vie, et de décrypter avec courage, à travers son corps, « l’innomé ».
C’est étrange comme le souvenir d’une émotion peut perdurer dans le temps. Le danseur nous procure des émotions aussi puissantes que ce qu’un reportage, peut à travers l’image, provoquer comme souffle ou comme révolte.
Le danseur, celui avec qui je cherche un chemin artistique doit être « inoubliable ». Ma rencontre avec eux est de cet ordre... Je ne veux rien de magique, je veux voir des gens qui racontent des choses de la vie avec leur corps tel qu’il est… devenu.
C’est pour cela que je travaille avec des gens si différents..."
                                                                                                                                                                                           Odile Azagury